Est-ce parce que les inégalités entre les hommes et les femmes perdurent qu’il serait utile, voire nécessaire, sous couvert d’un égalitarisme aveugle, de supprimer cette différence pour aller vers un gommage total de l’identité sexuelle ?

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La solution à ce problème qui dure depuis des siècles, admis par tous, passe t-elle par l’effacement, non pas de ce qui le provoque- les théoristes n’osent quand même pas proposer la suppression des filles à la naissance comme en Chine - mais de ce qui fait que les femmes et les hommes sont différents. 

Sans être particulièrement rétrograde – même si j’assume quelques penchants traditionnels – je trouve que c’est n’importe quoi.

Supprimer le thermomètre fait-il disparaitre la fièvre ?

Il y a des hommes, il y a des femmes, c’est très bien comme ça, enrichissons-nous de nos différences au lieu de vouloir les éliminer. Cela ne nous dispense pas de vouloir l’équité entre les sexes. Et non pas l’égalité. Encore moins l’égalitarisme.

Car l’équité est beaucoup plus porteuse de justice que l’égalité. On nous a déjà fait le coup, à nous les femmes, avec l’universalité, théorie qui a écarté les femmes de l’Assemblée nationale sous prétexte que la représentation étant universelle, elles étaient déjà présentes par le biais des hommes.

La théorie du genre, c’est exactement la même chose !

Ce n’est pas la nature qui a inventé l’idée idiote que les femmes sont inférieures à l’homme, ne vous en prenez donc pas à elle, car la nature a donné au contraire à la femme beaucoup de force et de courage pour surmonter les épreuves de la vie, la grossesse, l’accouchement, l’asservissement, les injustices, la violence …

Non, c’est bien l’homme, en particulier par le biais des religions, qui continue à inscrire jusque dans l’esprit des femmes elles-mêmes, qu’elles leur sont inférieures, « complémentaires » comme proposé en Tunisie, proposition heureusement rejetée, mais rien que le fait qu’elle ait germé dans l’esprit de certains est révoltant pour un pays où les femmes avaient le droit d’exister comme telles.

Quant à ceux qui tentent de faire croire que c’est enseigné à la Maternelle – école maternelle, quel joli mot ! – à des fins de manipulation communautaire et/ou religieuse, c’est ni plus ni moins qu’une incitation au désordre.

Sans doute parce qu’il déplait aux mêmes de constater que l’école reste l’un des bastions forts de la laïcité ?