Dimanche, les électeurs de Tourcoing ont décidé d'élire Gérald Darmanin.

J'ai été surprise, triste. Je le suis encore. il y a certes toujours quelque chose à reprocher à une équipe sortante. Surtout quand elle a fait beaucoup de choses et ce, dans un contexte si difficile. Mais Michel-François Delannoy, tellement investi dans sa ville, ne méritait certainement pas de ne pas être réélu. Je l'ai dit, souvent, et je le maintiens, Michel-Francois a été un grand Maire pour Tourcoing, et l'équipe sortante dans sa grande majorité a accompli un énorme travail, tout en subissant la crise de plein fouet, dès la deuxième année du mandat.

Michel-François Delannoy a été un Maire très présent. Chaque quartier a fait au moins l'objet d'une journée complète de visite des élus et des services de la Ville. Chaque école a fait l'objet d'une rencontre particulière avec les représentants de parents , les enseignants. Je n'en connais aucun autre qui ait fait cela. Les élus étaient fortement sollicités pour être présents partout, toujours. Un Maire doit vivre sa ville, la respirer, l'aimer. C'est ce qu'a fait Michel-Frnaçois pendant tout son mandat. J'en suis témoin.

Pour ma part, j'avais annoncé ma décision de ne pas repartir pour un nouveau mandat pour plusieurs raisons que j'ai eu l'occasion d'exposer, entre autres  justement l'impossibilité de répondre à cette exigence d'être présente partout et toujours.

La politique menée par François Hollande a été un élément déclencheur d'un vote de protestation ici comme ailleurs. J'en appelle à un changement de politique nationale, plus à l'écoute du peuple de gauche qui a crié sa désespérance. Manuel Valls devra l'entendre

Mais la responsabilité de Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral, ne peut pour autant être écartée. La défaite à Roubaix est un exemple criant de son incapacité à fédérer les forces de gauche, voire de sa tendance à provoquer les dissensions.

 

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Regardez cette carte et la concentration des villes qui ont basculé à droite dans le Nord.  Toutes choses égales par ailleurs, car on ne peut perdre que ce qu'on a, il me semble que la question mérite d'être posée. Et le rôle de Gilles Pargneaux dans la zizanie semée dans de nombreuses sections, ou de son incapacité à fédérer, doit être regardé de près.

Souvenez vous des résultats aux élections ces dernières années dans la région. Que cela soit aux régionales, aux cantonales, aux législatives et je ne vous parle pas des Européennes lors desquelles il vaut mieux être tête de liste pour être élu!!

La gauche perd du terrain de façon systématique. Le 1er secrétaire fédéral doit en assumer sa part de responsabilité. Et les grands élus qui le maintiennent en place devraient se poser des questions sur l'avenir de la gauche dans le Nord.