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 Nos enfants ne sont pas plus bêtes que les autres. C'est réconfortant ! Ils ont des capacités différentes des enfants des autres pays. Plus pratiques, plus pragmatiques et c'est très bien. Ils ont un niveau d'information 10 fois supérieur au mien à leur âge. Ils sont imbattables en nouvelles technologies. Ils savent mieux que les autres se débrouiller avec les problèmes du quotidien, régler un MP4, trouver les bons plans... C'est formidable! Intéressante cette étude...

Ils sont même largement devant, ce qui  nous change du classement PISA qui n'est pas bon, mais alors pas bon du tout!

Reste que quand même s'ils sont des cracks en débrouillardise, il faut quand même que les générations à venir sachent lire et écrire voire un peu plus!

Partant du principe qu'ils ne sont pas plus bêtes que les autres, pourquoi donc sont-ils plus doués pour "résoudre les problèmes hors scolaires?". C'est là que j'en arrive à ce que ne fait pas l'éducation nationale et tous ces ministres qui se succèdent sans jamais réussir à inverser la courbe descendante.

Le problème n'est pas un un souci d'effectifs. C'est leur répartition. Le problème c'est aussi le blocage syndical dès que le ministre bouge une oreille. Pas question de demander quelque chose aux enseignants sans archi blinder les contreparties. On continue à faire la classe comme en 1980. Les enfants sont censés apprendre de gré ou de force. Mais ce que les générations précédentes acceptaient encore, ils le rejettent faute de pouvoir lui donner du sens.Nous avons ainsi des cohortes complètes, souvent de garçons, dits en décrochage scolaire. Et le décrochage scolaire, selon l'Education Nationale, c'est à partir de 16 ans! Cette bonne blague ! 

Et pourtant, c'est possible. A Tourcoing, avec les enseignants, nous avons fait beaucoup de choses. J'ai osé demander aux enseignants de renoncer à une indemnité qui s'élevait à plus de 200 euros par an, en leur expliquant longuement pourquoi et comment, en la réutilisant au profit des enfants. Cela ne s'est pas passé tout seul. Cela a été long, parfois difficile et toujours, cela a nécessité de la persévérance et du courage. Mais nous y sommes parvenus, ensemble et dans l'intérêt des enfants.

Alors, Benoit, je me permets de te tutoyer, nous avons été côte à côte sur les bancs du NPS, je te souhaite de la persévérance, du courage et des enseignants intelligents pour changer les choses. Sinon ce sera encore un ministre pour rien.