Je savais bien que faire deux ans de latin me servirait un jour ! C’est aujourd’hui !

« Gloire aux vaincus », par opposition à « vae victis », (mort aux vaincus). C’est parfait, je trouve, pour illustrer un beau parcours !  

On appelle ça une promotion disciplinaire.
Non seulement, l’objet de la promotion disciplinaire a fait tellement rien ou a fait tellement mal que les autorités supérieures ont jugé bon de se pencher sur son cas. Ce qui n’est déjà pas anodin puisque, en général, et à moins d’avoir affaire à des grands malades, c’est plutôt le non interventionnisme qui domine dans les entreprises ou les partis politiques lorsque quelqu’un ne tient pas tout à fait son rôle. Pour justifier ce genre de mesures, il faut donc vraiment en avoir fait beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Mais en plus, pour s’en débarrasser sans vagues, on lui donne une promotion.

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Ce qui achève de dégoûter tous ceux qui ont assisté aux errements, aux preuves d’incompétence, aux bévues du promu.

Ça vous rappelle quelqu’un ?

Mais non, pas votre collègue de bureau qui fait tranquillement la sieste devant son ordinateur, ni celle qui a dépassé l’âge de la retraite et qui n’a jamais rien fait mais qui est tellement bien payée qu’elle refuse de partir !

Eux on les laisse tranquilles, tant qu’ils n’embêtent personne…

Mais un premier secrétaire du PS, il faut qu’il parte sagement. Il a été mis là –au sens littéral du terme !- pour ne pas faire de vagues. Il a rempli son rôle au-delà de toutes les espérances.

Et quand il faisait une vaguelette, c’était pour dire une connerie (je m’excuse platement pour cette grossièreté, mais je ne trouve vraiment pas d’autre mot !). Ajoutons à cela un passif judiciaire et conséquence logique : une promotion comme secrétaire d’état aux affaires européennes !

Ce n’est pas de cette manière que la politique va regagner ses lettres de noblesse !