N'ayant pas reçu le questionnaire dans ma boite aux lettres, contrairement à mon voisin, retraité, je ne peux donc pas donner mon avis, pourtant éclairé par des mois de travail sur le sujet, sur l'application de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée de Septembre.

Il semble que - presque - tous les Tourquennois soient interrogés donc. Je réitère mon observation précédente (note "C'est une bonne idée d'avoir choisi le referendum à condition que la réponse soit oui"). Demander en ce moment si les Français sont satisfaits de François Hollande, c'est comme leur demander à un crocodile s'il veut finir comme sac à main. 

Sur le fond quand même, en plus de toutes les remarques que j'ai pu faire précédemment sur les questions posées, et surtout sur les réponses qui vont en découler, il n'y a qu'une chose qui doit nous interroger devant ce refus potentiel d'appliquer la réforme : les enseignants qui, eux ,dépendent du Ministère de l'Education Nationale, ont à répondre aux directives du Ministre.

Il ne saurait y avoir des enseignants travaillant 4 jours et d'autres 4 jours et demi. La réforme s'appliquera donc. Elle s'appliquera le mercredi puisque c'est la règle. La seule conséquence de ce refus d'appliquer la réforme sera donc qu'aucune activité n'étant organisée par la commune, les enfants devront sortir de l'école ou à la limite être accueillis en garderie, si toutefois cela ne coûte pas trop cher à la Ville de Tourcoing d'accueillir ses enfants, puisque la question budgétaire semble être la seule qui prime pour la nouvelle municipalité.

En effet, pour les Villes, la question de la réforme ne se pose pas en terme d'organisation du temps des élèves pendant l'école, mais du temps des enfants après l'école.

Je ne saurais donc qu'inviter les parents à bien réfléchir avant de répondre à ce questionnaire-sondage. Ils vont devoir s'organiser pour faire face à ce temps libéré pour leurs enfants. 

Parents ! Même si cela coûte de l'argent, c'est de vos enfants qu'il s'agit. Le projet que nous avions construit était un beau projet pour eux, vous avez déjà été consultés, vous avez passé du temps à échanger avec nous sur ce que vous vouliez, nous en avons tenu compte autant que faire se peut. Notre priorité était l'épanouissement et la réussite de vos enfants. Et cela aurait été fait. Au détriment d'autres politiques, mais les enfants ne doivent-ils pas être notre priorité absolue ? A nous adultes?       

Un pays qui ne sait pas prendre soin des siens les plus fragiles, jeunes, vieux, malades, est un pays qui ne va pas bien.